Un ultramarathonien autochtone reconnaissant de l’appui des Rangers canadiens

Article / Le 17 mars 2017 / Numéro de projet : 17-0092

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Par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

Grand lac des Esclaves, Territoires du Nord-Ouest— Brad Firth s’est peut-être mis à courir de longues distances il y a seulement cinq ans, mais pendant cette période, il a largement mérité son surnom : Caribou Legs (jambes de caribou). À ce jour, ses réalisations comprennent une course de six mois dans l’ensemble des 10 provinces en 2016. Né à Inuvik (Territoires du Nord-Ouest), M. Firth est membre de la nation des Gwich’in et il a développé ses jambes de coureur à son lieu de résidence actuel, Vancouver, et les environs.

Pour son tout dernier défi volontaire, qu’il a commencé le 4 mars 2017 et terminé trois jours plus tard, M. Firth a couru de Hay River à Yellowknife, empruntant un parcours de plus de 200 kilomètres sur le Grand lac des Esclaves gelé. Bien que cela ne semble pas tant – en comparaison à une course pancanadienne – M. Firth, que nous avons rejoint par téléphone satellite l’après-midi du 6 mars, a dit que la course présentait un certain nombre de défis. Heureusement, il était escorté de membres du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (1 GPRC), basé à Hay River.

« Il y a cinq Rangers en patrouille qui escortent M. Firth, » expliquait le caporal-chef Robert Wilkins du 1 GPRC, « et nous garantissons sa sécurité pendant sa traversée du lac, s’assurant que nous sommes en sécurité sur la glace et fournissant la navigation et l’hébergement à la fin de chaque journée de course. La prestation du soutien à Caribou Legs confirme notre préparation à un déploiement sur le terrain ou lac gelé au besoin, et cela nous donne l’occasion unique de garantir une voie sécuritaire pour traverser le Grand lac des Esclaves et de pratiquer les compétences en navigation dans le climat nordique rigoureux. »

Dans l’entrevue suivante, M. Firth parle du fait d’être ultramarathonien (un coureur de longue distance qui participe à des évènements plus longs que des marathons traditionnels), de ses efforts pour changer les attitudes au sujet des femmes au Canada, et de sa gratitude envers les Rangers canadiens pour leur aide.

Où en êtes-vous actuellement?

On se trouve à environ 60 kilomètres au sud de Yellowknife sur le Grand lac des Esclaves. Je vais bien et je suis en sécurité en ce moment. Je n’aurais pu le faire sans l’aide des hommes et des femmes de là-bas.

Comment les Rangers se sont-ils impliqués?

Il y a environ deux mois, j’ai fait une demande aux Rangers pour qu’ils me guident dans ma traversée du lac. J’ai communiqué avec leur commandant à Yellowknife et ils ont accepté. Alors nous y voilà. Nous sommes actuellement en plein milieu – la moitié de faite et nous aurons terminé demain. Jusqu’ici, tout va bien.

Quelle distance vous courez exactement?

206 kilomètres.

Pourquoi avez-vous choisi le Grand lac des Esclaves?

C’est une question de promotion du sport, de la culture. Également de promouvoir les relations civilo-militaires. Juste donner un aperçu de ce que les Rangers font et le type de travail que j’accomplis dans des températures extrêmes sur de grandes distances. Il y aura bientôt une activité de jeux de mains dénés, alors je cours actuellement sur le Grand lac des Esclaves puis jusqu’à Behchoko, qui est situé à un autre 160 kilomètres de Yellowknife. Je désire faire partie de la cérémonie d’ouverture le 10 mars, j’ai donc cinq autres jours pour m’y rendre.

Est-ce que cela représente beaucoup de défis pour quelqu’un qui a traversé le pays à la course?

Ici, il y a toute sorte de défis. Il y a le vent. Parfois, je dois franchir de la neige compactée, alors je dois utiliser des raquettes. Le vent est tout un défi – il y a un fort vent de face. Je suis reconnaissant que les Rangers canadiens participent et surveillent mes arrières, me gardent en sécurité et me donnent des glucides et de la nourriture. Ils prêtent beaucoup d’attention à mes besoins. Je n’aurais pas pu faire cette course seul. Je suis très reconnaissant envers les hommes et les femmes ici.

Comment êtes-vous devenu ultramarathonien?

Je suis devenu ultramarathonien en 2012. J’ai commencé à courir des longues distances en C.‑B., dans la région de Vancouver-Whistler-Hope. Puis j’ai apporté mon désir de courir dans l’Arctique et j’ai couru de Port Smith à Yellowknife. Puis j’ai poussé plus loin, j’ai couru d’Inuvik à Whitehorse puis de Vancouver à Whitehorse. J’essaie seulement de donner aux gens un aperçu d’une vie saine et active et d’encourager les gens à renforcer leur esprit et leur corps.

Vous courez également pour attirer l’attention sur des problèmes sociaux comme les femmes autochtones disparues et assassinées. Pendant cette course, vous appuyez un refuge à Yellowknife.

Oui. Chaque course à laquelle je participe j’essaie de sensibiliser et conscientiser tous les Canadiens sur la violence envers toutes les femmes, pas uniquement les femmes autochtones. J’essaie seulement de mettre au défi les hommes de devenir de meilleurs hommes – d’appuyer les femmes et de ne pas les disloquer de quelconque façon : spirituellement et émotionnellement. Voilà ma passion. Chaque jour, je me réveille et j’essaie de passer ce message à toutes les personnes que je rencontre sur mon parcours.

L’entrevue a été révisée à des fins de clarté et de concision.

Le 1 GPRC compte 1800 Rangers au sein de 60 patrouilles dans une région du Nord qui constitue collectivement 40 pour cent de la masse terrestre du Canada. Les membres effectuent plus de 300 exercices et opérations chaque année dans les régions côtières isolées et peu peuplées qui ne peuvent pas être prises en charge convenablement ou économiquement par d’autres éléments des Forces armées canadiennes.

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