Un tech médical réserviste dit que le travail d’équipe a sauvé des vies en Iraq

Article / Le 11 décembre 2019 / Numéro de projet : 19-0288

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l'Armée

Al Qari, en Iraq — Un réserviste de l’Armée canadienne en service dans le cadre de l’opération IMPACT (Op IMPACT) en Iraq dit que les interventions médicales rapides qui ont récemment sauvé la vie d’un soldat américain et de deux soldats iraquiens démontrent le professionnalisme de l’équipe multinationale dont il fait partie.

« J’aimerais rajouter qu’il s’agit d’une initiative de toute l’équipe, » dit le caporal‑chef Chris Behnke, qui a été affecté à une base d’opérations avancée à Al Qari, en Iraq, depuis la mi-juillet. Il s’y trouvera jusqu’à la fin janvier 2020.

Le Cplc Behnke est un technicien médical de la Réserve de la 15e Ambulance de campagne, basée à Edmonton, et un technicien ambulancier pour la ville d’Edmonton.

Il fait partie d’une équipe de traumatologie qui a intervenu dans le cadre d’un incident faisant de nombreuses victimes le 10 août. Pour des raisons de sécurité opérationnelle et de confidentialité des patients, le Cplc Behnke ne pouvait donner tous les détails, mais l’équipe a traité un membre des forces de sécurité iraquiennes et un soldat américain, qui ont les deux survécu à une blessure par balle.

« Mes collègues et moi avons été en mesure d’intervenir efficacement dans cette situation, » dit-il. « Nous nous étions auparavant entraînés avec les Américains qui se trouvent ici sur la base, et ça a donné une norme qui nous a permis de réagir efficacement. »

Le 28 août, le Cplc Behnke était responsable d’évaluer un soldat iraquien qui croyait souffrir d’un problème lié à la chaleur. Le Cplc Behnke était certain que le soldat était en train de faire un accident vasculo-cérébral et il s’est assuré qu’il reçoive les soins urgents appropriés à l’installation d’urgence de la base dirigée par les Américains.

« Il est arrivé avec ce qui ressemblait à un problème respiratoire, » se souvient-il, « mais après un examen approfondi, juste effectuer notre évaluation habituelle comme on le ferait en tant qu’ambulancier, et les résultats ont indiqué une possible urgence neurologique. »

« Nous l’avons donc amené à l’installation américaine et la formidable équipe était très professionnelle et bien équipée, » ajoute-t-il. « Ils ont été en mesure de fournir toutes les dispositions d’urgence. Tout ce qu’on a fait, c’est déterminer que c’était urgent. Ils ont fourni les soins indiqués à l’homme. »

Les réservistes ne sont pas obligés de participer à un déploiement, mais ils offrent tout de même un appui précieux de toute force canadienne déployée.

Le Cplc Behnke est en Iraq pour renforcer une force principale tirée du 3e Bataillon, Princess Patricia’s Light Infantry, en appui à l’Op IMPACT, la mission de formation du Canada au Moyen-Orient.

L’Op IMPACT a commencé comme contribution du Canada à la coalition multinationale contre Daech (aussi connu en tant qu’EIIS) en Iraq et en Syrie. Le Canada participe actuellement à l’Op IMPACT jusqu’en novembre 2020 et occupe de vastes rôles, comme être responsable du fonctionnement d’un centre de renseignements et de l’instruction, et conseiller et aider les forces de sécurité de l’Iraq ainsi que les forces militaires de la Jordanie et du Liban.

La formation fait également partie du travail du Cplc Behnke sur le terrain.

« Nous donnons le cours de secouriste au combat, qui est semblable au cours de secourisme en situation de combat que nous enseignons dans les Forces armées canadiennes, » explique-t-il. « Des choses comme l’utilisation d’un tourniquet, le contrôle d’une hémorragie agressive, la gestion des voies respiratoires et le contrôle de tout type de traumatisme à la poitrine. Et également préparer rapidement les patients et les transporter vers une installation de traitement afin qu’ils reçoivent les traitements indiqués nécessaires. »

Et, ajoute-t-il, l’apprentissage se fait dans les deux sens.

« Nous fournissons peut-être le matériel didactique, mais nous avons aussi été en mesure de tirer beaucoup de leçons. Il s’agit d’un environnement austère ici, donc on compte sur de l’équipement improvisé pour certaines choses – articles ménagers, comme les portes, les rideaux, les tapis – des choses comme ça qui peuvent servir de civière. C’était vraiment super de travailler avec d’autres pays. On s’inspire des idées apprises des autres. Il y a beaucoup d’occasions de perfectionnement professionnel qui accompagne tout ça. »

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