Technologies du soldat du futur : Évaluation de la charge cognitive

Article / Le 23 décembre 2019 / Numéro de projet : 19-0239

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Par les Services de communications internes et ministérielles en collaboration avec les Centre de recherche de Toronto et de Valcartier.

Au cours d’une période de trois semaines, en août et en septembre 2019, des scientifiques de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) et des volontaires des Forces armées canadiennes (FAC) se sont réunis à la Base de soutien de la 2e Division du Canada afin de tenir des essais sur les technologies liées au soldat de l’avenir.

Dans le cadre de trois expériences sur le terrain, ils ont évalué un dispositif de visée laser (DVL) et un télémètre laser ainsi que mesuré la charge de travail mental des militaires. Le 3e Bataillon, Royal 22e Régiment – dont les membres sont familièrement appelés « Les 22 » – a dirigé le volet logistique des essais de cette année, en plus de fournir des participants.

« Nous avons consacré de nombreux mois à la coordination de l’activité de cette année, car nous estimons qu’il est impératif d’évaluer de première main les capacités des systèmes actuellement offerts », explique M. Mike Tombu, scientifique de la défense à RDDC, qui était le coordonnateur général de ces essais.

Cet article est le dernier d’une série de trois.

Valcartier (Québec) — Les innovations scientifiques doivent être soumises à des essais en conditions réelles afin de prouver leur efficacité; ces essais sont d’autant plus importants lorsque cette technologie relève des domaines de la défense et de la sécurité.

Tandis que les technologies de l’information évoluent et offrent aux soldats de plus en plus de données à traiter, le risque de surcharge cognitive est de plus en plus probable.

RDDC s’occupe du projet de rendement des systèmes humains (RSH) afin d’examiner les méthodes en vue d’améliorer l’efficacité opérationnelle du soldat. Un des efforts du RSH est la validation des méthodes pouvant mesurer la charge cognitive d’un soldat dans un environnement de campagne. Autrement dit, la charge cognitive est le nombre de choses qu’un soldat doit prendre en considération mentalement à un certain moment. Une étude sur le terrain de la charge cognitive a été effectuée pendant l’exercice 2019 sur les soldats de l’avenir à la Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier.

L’Armée canadienne présente actuellement la suite de l’équipement intégré du soldat (S-EIS) à ses soldats. Le système vise à améliorer la connaissance de la situation, à fournir des renseignements de navigation plus précis, et à améliorer le commandement et contrôle. Les futurs plans comprennent l’utilisation de plus de 4000 unités de la S-EIS par les membres des FAC. Cependant, une des préoccupations liées à l’intégration de la S-EIS et de systèmes d’information similaires est qu’ils pourraient causer une augmentation de la charge de travail cognitive.

« Les soldats peuvent parfois être surchargés par les exigences mentales de l’environnement opérationnel contemporain, » explique Justin Hollands, un scientifique de la Défense de RDDC de la section d’efficacité humaine, et à la tête de l’étude des mesures cognitives.

« Notre expérience visait à valider de nouvelles façons d’évaluer la charge cognitive des soldats en temps réel sur le terrain. Si elles s’avèrent réalisables, ces méthodes offriront aux FAC une mesure objective de la charge cognitive liée à l’exécution de tâche de l’Armée dans diverses conditions. »

Durant l’essai, les soldats ont effectué une tâche de navigation avec et sans le dispositif de la S‑EIS. La tâche consistait à naviguer entre les points de cheminement tout en évitant un champ de mines hypothétique à quatre coins à l’aide d’un dispositif de la S-EIS, ou d’une carte et d’une boussole.

Au même moment, ils effectuaient une tâche secondaire appelée la tâche d’intervention de détection (TID). La TID envoie au poignet du soldat un bref signal vibratoire toutes les 18 à 30 secondes pendant la principale tâche de navigation, exigeant que le soldat appuie sur un bouton dans les trois à cinq secondes après avoir ressenti la vibration.

Plus la navigation devenait difficile, plus le rendement sur la TID empirait, servant donc de mesure de rendement de la charge cognitive. Les mesures de la fréquence cardiaque étaient surveillées en permanence à l’aide du système Polar® (qui a des capteurs dans une ceiture portée autour de la poitrine de chaque soldat), puisque la variation de la fréquence cardiaque est une mesure de la charge cognitive.

« RDDC a construit sur mesure un appareil portable renforcé pour cet essai, » explique M. Hollands. « Cette expérience est probablement le premier essai réel de la TID tactile visant à mesurer la charge cognitive des soldats à l’extérieur du laboratoire. »

Les résultats préliminaires, ajoute-t-il, sont prometteurs.

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