Mentorat et santé mentale en priorité à une « formation des formateurs » des Rangers

Article / Le 20 mars 2019 / Numéro de projet : 19-0034

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Rigaud (Québec) – Des Instructeurs des Rangers juniors canadiens (IRJC), des hommes et des femmes qui dirigent le programme des Rangers juniors canadiens (RJC) dans les collectivités éloignées et nordiques du Canada, se rassemblent périodiquement pour une vaste séance en groupes de travail, où l’importance de leurs tâches et rôles clés est renforcée.

Des IRJC de partout au pays étaient à Rigaud (Québec), les 16 et 17 janvier 2019 pour une séance de « formation des formateurs ». Cette activité annuelle est une discussion bilatérale durant laquelle les IRJC reçoivent non seulement de la formation, mais échangent aussi des idées et écoutent des spécialistes externes.

L’adjudant-chef William Crawford, chef de formation au Quartier général du Groupe de soutien national des Rangers juniors canadiens (QG Gp sout nat Cad et RJC), s’est adressé au groupe, et il a dit que les RJC et les Cadets forment l’un des plus importants groupes pour la jeunesse au pays et qu’il continuera d’être vu comme une priorité nationale.

Compétences en mentorat perfectionnées pour habiliter les jeunes

« Ne sous-estimez jamais l’engagement du pays à l’égard du développement des jeunes », déclare l’adjuc Crawford.

Le colonel Paul Fleury, commandant adjoint du QG Gp S Nat CRJC, a dit que les Canadiens citadins présument souvent que leurs collègues ruraux connaissent toujours bien les techniques en milieu sauvage qui sont le pain quotidien des Rangers canadiens, lesquels sont une sous-composante de la Réserve de l’Armée canadienne. Ils fournissent des patrouilles et des détachements pour des missions de sécurité nationale et de sûreté publique dans les régions inhospitalières nordiques, côtières et isolées du Canada.

De fait, ajoute-t-il, souvent, ce n’est pas le cas de tous les jeunes dans le Nord et dans d’autres régions distantes; et ils auraient certainement avantage à se joindre au programme des RJC.

« Le travail que vous faites apporte ces ensembles de compétence à ces collectivités. Votre travail consiste à habiliter les gens, à fournir les outils. »

Ceci étant dit, le col Fleury a enjoint les IRJC à laisser une bonne part des responsabilités aux mentors locaux une fois ceux-ci formés.

« Soyez l’entraîneur, pas le quart-arrière », précise-t-il. « Votre travail est de faire en sorte que les choses soient faites. »

L’adjudant-maître Dan Hryhoryshen, sergent-major de compagnie du 4e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (4 GPRC), qui est responsable des provinces de l’Ouest, s’est aussi adressé au groupe.

L’adjum Hryhoryshen fait partie des Rangers canadiens depuis 1991, et il a joué un rôle dans l’établissement de patrouilles en Colombie-Britannique et en Ontario. Il est revenu sur les commentaires du col Fleury, suggérant que la responsabilité de la formation des RJC devrait être partagée à 60 et 40 pour cent entre les mentors locaux et l’Armée canadienne.

Il souligne aussi que depuis qu’il fait partie du programme, il a vu de nombreux jeunes réussir grâce à l’encadrement de leurs RJC mentors locaux.

« Ne sous-estimez pas l’incidence du mentorat sur les jeunes. »

Appui à la santé mentale des jeunes

La santé mentale est un aspect clé de toute organisation travaillant avec les jeunes, et ce sujet a été traité à plusieurs égards lors de l’activité. Des représentants de la Croix‑Rouge canadienne ont donné un aperçu des Premiers soins psychologiques; il s’agit d’un cours d’accréditation enseignant aux stagiaires comment soutenir leur propre santé mentale et comment aider les autres à affronter la réalité.

Des représentants de la GRC, soit le sergent Donnie Caisse et Mylaine Gauvreau, ont décrit la Stratégie nationale de la GRC sur la jeunesse, laquelle, tout comme le programme des RJC, engage directement les jeunes à avoir une influence positive sur leur développement.

Les IRJC se sont aussi vu demander leurs commentaires sur les mises à jour du programme Prévention du harcèlement et de l’abus par la sensibilisation et l’éducation (PHASE).

Élaboré par le ministère de la Défense nationale, avec l’aide de la Croix‑Rouge canadienne et d’autres organismes d’experts, PHASE enseigne aux RJC à reconnaître diverses formes de harcèlement et d’abus et à y réagir, et il comprend des sujets comme la discipline, le consentement, l’abus d’alcool ou de drogues et le suicide.

Le programme des RJC est pour les jeunes âgés entre 12 et 18 ans qui habitent dans des collectivités éloignées et isolées. Les mentors des RJC transmettent diverses compétences autochtones traditionnelles et des Rangers, comme les premiers soins, la chasse et la pêche, ainsi que le fait de vivre de la terre.

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