Les racines d’un capitaine d’infanterie partent de son régiment et s’étendent jusqu’en Inde

Article / Le 28 mai 2018 / Numéro de projet : 18-0004

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Par le sous-lieutenant Andrew J. McLaughlin, Affaires publiques du 31e Groupe-brigade du Canada

Hamilton (Ontario) — Le capitaine Sarbjit Singh (Rene) Juneja accorde beaucoup d’importance à ses origines sud-asiatiques. Ces dernières lui servent de base de référence et lui procurent un sentiment de fierté dans le cadre de son rôle dans la Réserve de l’Armée canadienne (Rés AC).

« Mon père est arrivé de l’Inde en 1978 et ma mère a émigré de la Guyane en 1974 », explique le Capt Juneja, qui sert depuis plus de vingt ans dans le régiment The Argyll and Sutherland Highlanders of Canada (Princess Louise’s), à Hamilton.

« Faire partie depuis 21 ans d’un régiment robuste qui possède une riche histoire est quelque chose qu’important pour moi, et je m’efforce de préserver l’honneur de mon régiment en donnant le meilleur de moi-même comme officier », a-t-il souligné.

Un ambassadeur de sa culture auprès des collègues intéressés

Ses origines sud-asiatiques sont un élément important (et pertinent) de son identité de membre de la Rés AC. « J’ai grandi en écoutant l’histoire, en découvrant les défis et les grandes réalisations des gens d’origine indienne; il y existe de nombreuses similarités entre leurs histoires et celle de mon Régiment, et je suis très fier d’être lié à ses deux mondes. »

Le Capt Juneja voit un lien très clair entre les origines de son identité culturelle et la diversité qui rend l’Armée canadienne si forte.

« Connaître et comprendre ma culture m’a permis de la faire connaître à mes collègues de l’Armée. Plus souvent que je ne le pensais, les gens souhaitent en apprendre davantage sur les autres cultures et religions », explique-t-il. « Cela m’a permis d’établir de meilleures relations et, souvent, de dissiper les idées fausses que les gens entretiennent. »

Une aide financière pour payer des frais de scolarité mène à une carrière de plus de 21 ans

Le Capt Juneja parle avec nostalgie des raisons qui l’ont amené à s’enrôler dans la Rés AC.

« Quand j’étais enfant, j’ai toujours cru qu’il serait cool de devenir militaire », mentionne le résident de Hamilton. « Ce n’était toutefois pas une option à laquelle j’avais beaucoup réfléchi avant de commencer à explorer les façons de payer mes études postsecondaires. »

L’Armée l’a aidé à payer son baccalauréat en science avec spécialisation en biochimie et lui a permis de travailler pendant qu’il étudiait pour obtenir sa maîtrise en administration des affaires à l’Université McMaster, en plus d’obtenir le titre de comptable professionnel agréé.

« L’Armée m’a aidé en me donnant une bourse d’études à ma première année d’université », évoque-t-il. « Cependant, le principal avantage d’être réserviste est d’apprendre comment gérer son temps de manière efficace et de trouver un équilibre entre nos priorités, ce qui est la clé du succès de la vie civile et militaire. »

Un emploi civil dans le domaine financier et des fonctions d’officier d’infanterie

Marié et père de trois enfants, le Capt Juneja travaille au centre de santé St. Joseph's Healthcare Hamilton à titre d’analyste financier principal. Sa famille et son employeur civil l’ont soutenu lors d’un récent séjour de perfectionnement personnel et professionnel à l’étranger.

« Depuis quelques semaines, je suis de retour de l’opération UNIFIER », explique-t-il avec fierté. La mission des Forces armées canadiennes à laquelle il a participé avait pour but d’aider l’Ukraine à demeurer un État souverain, sécuritaire et stable. Il a participé à l’élaboration d’un entraînement d’infanterie pour les Forces armées de l’Ukraine et est revenu au pays le 19 mars 2018, après une mission de six mois.

« Au cours de mon séjour là-bas, les officiers et les soldats ukrainiens ont fait l’éloge de nos militaires et de l’instruction que nous leur avons donnée », souligne-t-il. « Je crois que c’est en raison de notre approche et de notre professionnalisme; gagner la confiance des militaires ukrainiens a été l’élément clé qui nous a permis d’établir des liens avec eux et, en conséquence, d’avoir une influence positive. »

À cet effet, la diversité culturelle qui existe au Canada a aidé le Capt Juneja. « Nous faisions face à de nombreux défis, notamment les différences culturelles et la barrière de la langue. Mais savoir que nous, Canadiens, avons pu aider les Ukrainiens à rétablir la stabilité dans leurs vies, comme ce que mes parents ont vécu en venant au Canada, cela était très valorisant. »

Fier de représenter ce que la diversité canadienne a de mieux à offrir dans les rangs militaires

Le Capt Juneja n’entend pas mettre fin à sa carrière dans l’Armée prochainement. « J’aime tout ce qui est lié au fait d’être un officier d’infanterie, d’être un réserviste et de faire partie du régiment Argyll, que ce soit les défis des exercices d’entraînement aux occasions de servir le Canada, au pays comme à l’étranger, de même que la camaraderie et le fait de côtoyer tant de gens différents. »

« La Rés AC est un endroit où les gens de tous les horizons, quels qu’ils soient (race, religion, ethnicité ou tout autre trait distinctif), sont acceptés et où la différence est bien accueillie », résume le Capt Juneja.

« Comme réserviste, j’ai pu prendre conscience d’un aspect de ma personnalité; je ne crois pas que j’aurais été en mesure d’y arriver de la même manière ailleurs si je ne m’étais pas enrôlé », ajoute-t-il. « Cela m’a permis de me dépasser, tant physiquement que mentalement. J’ai eu l’occasion de devenir un meneur dans un groupe de Canadiens qui représentent toutes les facettes de notre société. »

Le Capt Juneja a forgé des liens d’amitié avec des gens représentant tout le spectre de la diversité canadienne. « Ces liens établis avec d’autres militaires, qu’ils soient en service actif avec le régiment Argyll ou à la retraite, ont assurément eu un effet durable sur ma vie. Nous sommes un groupe tricoté serré et nous prenons soin les uns des autres. »

Une histoire de famille – deux de ses frères sont également membres du régiment The Argyll

La famille du Capt Juneja a étendu ses racines profondément dans le régiment The Argyll, en plus d’entretenir ses racines sud-asiatiques.

« Mes deux jeunes frères ont fait partie du The Argyll. Mon frère Hari et moi nous sommes enrôlés au même moment. Il a servi durant treize ans comme caporal-chef. Mon plus jeune frère, Shaan, s’est enrôlé plus tard, car il est beaucoup plus jeune que moi. »

Titulaire d’un poste de commandant aujourd’hui, le regard fixé vers demain

En mai, il deviendra commandant d’une compagnie de carabiniers du The Argyll.

Lorsqu’on lui demande où il sera dans dix ans, le Capt Juneja réaffirme son attachement envers son régiment et sa culture, dont il est si fier.

« Dans dix ans, j’espère encore servir dans mon régiment; j’espère aussi qu’un jour ma candidature sera retenue comme commandant du régiment. Ce serait le plus grand des honneurs, pour moi et pour ma famille. »

Le mois de mai, qui est le Mois du patrimoine asiatique au Canada, est l’occasion de célébrer les nombreuses réalisations et les contributions des Canadiens de culture asiatique qui ont participé à façonner la diversité et à faire du Canada le pays prospère qu’il est aujourd’hui. Cet article est le premier d’une série portant sur des membres de l’Armée canadienne d’origine asiatique.

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