Les cyberopérations sont des énigmes agréables, selon la première cyberopératrice

Article / Le 24 octobre 2019 / Numéro de projet : 19-0252

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) — Un membre de l’Armée canadienne (AC) est la première cyberopératrice du Canada. Elle dit qu’elle préfère se concentrer sur les aspects positifs de son travail au lieu de s’attarder sur sa place dans l’histoire continue de l’avancement des femmes dans les forces armées.

« En toute honnêteté, je ne crois pas que cela change grand-chose à la situation », affirme le caporal Andrea Pixley, qui travaille au Centre d'opérations des réseaux des Forces canadiennes (CORFC) à Ottawa.

« Il n’y a aucune différence entre un homme ou une femme, ou d'autres personnes, qui sont admissibles à ce groupe professionnel et ont une passion pour le domaine cybernétique. En fin de compte, nous portons tous le même uniforme, donc ce n’est pas très important. Il s’agit seulement d’un petit élément intéressant. »

Les cyberopérateurs sont un ajout relativement nouveau et forcément secret aux Forces armées canadiennes qui veillent à la protection des réseaux informatiques militaires et civils contre les attaques et qui mènent des cyberopérations contre des adversaires.

Le Cpl Pixley s’est enrôlée dans l’AC il y a plus de dix ans à titre de chercheuse en communications, qui comprend l’interception et l’analyse des transmissions électroniques.

Elle explique que pour exercer ses fonctions de cyberopératrice, elle doit se servir de ses compétences de son ancien emploi et de celles de plusieurs autres groupes professionnels. Elle précise que les cyberopérateurs possèdent une « combinaison bizarre » de compétences à la fois techniques et créatives.

« J’ai plus d’expérience en analyse, mais mes collègues de la TI comprennent comment les choses sont physiquement regroupées, ce qui nous permet d’avoir une meilleure perspective d’ensemble. On doit recourir aux éléments de ces différents secteurs, donc au fil du temps, le groupe professionnel des cyberopérateurs a vu le jour. »

Le Cpl Pixley, originaire de l’Alberta, est titulaire d’un baccalauréat ès arts, ce qui l’aide à communiquer avec ses collègues. La communication est essentielle à son rôle au sein de la cellule des opérations de l’unité, où elle agit comme coordonnatrice pour veiller à ce que les bonnes tâches soient confiées aux bonnes personnes ou pour orienter les problèmes vers d’autres personnes au besoin.

« Nous devons analyser la situation pour retenir les questions devant effectivement être traitées au sein de notre unité et déterminer les tâches devant être confiées à d’autres équipes », affirme le Cpl Pixley. « Je dois être capable d’analyser des données techniques pour confier des tâches, régler des problèmes ou, dans certains cas, aider un utilisateur à comprendre quelque chose. »

Le Cpl Pixley fait remarquer qu’une passion pour la technologie est une exigence préalable pour cette affectation. Même si ses études civiles ne donnent peut-être pas l’impression qu’une telle passion existe, elle est autodidacte dans les systèmes d’exploitation DOS et Linux ainsi que d’autres aspects.

« Je répare les ordinateurs de mes amis et de ma famille dans mes temps libres et, comme je n’ai jamais suivi de formation officielle sur la façon de réparer du matériel, c’est une aventure amusante. Je joue aussi à des jeux vidéo. »

Le Cpl Pixley affirme qu’un des aspects agréables de son travail est l’occasion de résoudre de nouvelles énigmes chaque jour.

« Peu importe s’il s’agit d’une énigme technique ou d’un courriel étrange – je dois comprendre ce qui s’est passé. Qu’est-ce que cette personne essaie réellement de dire? Qu’est‑il réellement arrivé au système informatique? Je dois établir une perspective globale de la situation, et cela est très gratifiant. »

Cyberopérateurs

  •          Amasser, traiter et analyser des données réseau;
  •          Détecter les vulnérabilités des réseaux;
  •          Gérer un environnement de réseaux informatiques;
  •          Mener des cyberopérations défensives et actives;
  •          Mettre à profit vos connaissances en matière de sécurité et de communication dans le domaine de la technologie de l’information.

 

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