L’aumônerie des Forces canadiennes cherche une plus grande diversité

Article / Le 17 mai 2017 / Numéro de projet : 16-0312

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Ottawa, Ontario — L’Aumônerie des Forces canadiennes souhaite embaucher des leaders religieux issus de confessions qui ne sont pas encore représentées afin d’englober la communauté confessionnelle diversifiée du Canada.

Le brigadier-général Guy Chapdelaine, aumônier général des Forces armées canadiennes (FAC), affirme avoir été témoin de beaucoup de changements au sein de l’Aumônerie depuis son arrivée en 1979, mais il y a encore du chemin à parcourir avant qu’il ne représente pleinement la mosaïque culturelle du Canada.

« Nous voyons plus de femmes, nous voyons plus de gens issus de différents groupes religieux. En 2003, nous avons accueilli nos premiers aumôniers musulmans et quelques années plus tard, notre premier rabbin. Nous sommes maintenant à la recherche d’aumôniers appartenant à d’autres groupes religieux, comme la religion hindoue et sikhe. Nous aimerions offrir une meilleure représentation dans l’Aumônerie qui est caractéristique de la diversité du Canada. »

« La diversité apporte beaucoup de richesse aux Forces armées canadiennes », a-t-il ajouté. « L’amalgame de ces hommes et de ces femmes provenant de différents milieux permettra de bâtir une organisation plus solide. »

Le lieutenant-colonel Lisa Pacarynuk, qui travaille présentement au bureau de l’aumônier général, a mentionné que les contacts personnels sont souvent l’outil de recrutement le plus efficace. Puis, elle a ajouté qu’elle espère que la diversité accrue de l’Aumônerie aura un effet multiplicateur.

« Maintenant que nous comptons des membres juifs et musulmans parmi nous, nous les encourageons à faire les mêmes activités que les aumôniers chrétiens ont l’habitude de faire en leur demandant ‘Qui sont vos amis, qui sont vos contacts?’ Comme nous n’avons pas encore la représentation diversifiée que nous souhaitons avoir, il faut faire un peu de sensibilisation. »

Comme dans les autres GPM, les aumôniers potentiels peuvent soit travailler à temps plein dans la Force régulière ou à temps partiel dans la Réserve.

L’aumônier lieutenant-colonel John O’Donnell, aumônier adjoint du Commandement de l’Armée, a affirmé que les aumôniers de la Réserve apportent des perspectives inestimables de leur vie civile à leur travail.

« Évidemment, bon nombre d’entre eux sont pasteurs dans leur paroisse, mais certains œuvrent également dans le milieu universitaire, d’autres travaillent dans différentes facettes du secteur à but lucratif ou dans des organisations basées sur la religion. Ces gens apportent un bagage d’expérience, d’apprentissage et de connaissances qu’ils ont acquis dans le secteur civil dans leur travail en tant qu’aumônier militaire dans la Réserve. Leurs emplois se complètent bien. »

Qu’ils soient dans la Réserve ou dans la Force régulière, les aumôniers des FAC sont toujours bien connectés à leurs communautés religieuses par l’intermédiaire de leur Comité interconfessionnel pour l’aumônerie militaire canadienne (CIAMC), qui sert de lien.

« En tant qu’aumônier général, je suis également prêtre catholique et j’appartiens au diocèse catholique romain », a déclaré le Bgén Chapdelaine. « Même si nous sommes des officiers militaires, nous demeurons des leaders religieux. Et en tant que catholique, je peux célébrer la messe, exercer mon ministère et demeurer qui je suis pour donner à la communauté. »

Le capitaine Suleyman Demiray a été le premier non-catholique et imam musulman à se joindre à l’Aumônerie. Selon lui, un aumônier, c’est une personne qui prend soin des militaires et des êtres qui leur sont chers.

« Nous prenons soin de nos militaires en écoutant leurs problèmes, en leur offrant du counselling et en exerçant beaucoup de ministère de la présence, peu importe où ils sont déployés », a-t-il expliqué. « Au niveau national ou international, nous leur rendons visite et nous demeurons avec eux. Nous leur offrons du soutien autant que nous pouvons, peu importe les circonstances. »

L’expérience internationale du Capt Demiray compte un déploiement en Afghanistan, où il a contribué à mobiliser les leaders religieux de la région dans le cadre de l’équipe de reconstruction provinciale de Kandahar.

« Les services d’aumônerie sont intégrés aux troupes peu importe où elles se rendent. C’est un environnement difficile, mais nous sommes là pour aider et appuyer nos troupes », a-t-il déclaré. « Nous offrons un service de pastorale dans les situations difficiles et nous soutenons nos troupes en déploiement et notre détachement arrière soutient leurs familles. »

Le capitaine Rabbi Lazer Danzinger, qui sert au Manège militaire Denison de Toronto, explique que le rôle de l’aumônier comporte de multiples facettes.

« Notre devise à l’Aumônerie est la suivante : nous assurons le ministère aux membres de notre propre confession, nous facilitons la pratique du culte des fidèles de autres confessions et nous prenons soin de tous », a-t-il déclaré. « Nous sommes présents au moment de l’enrôlement pour offrir du soutien, pas uniquement aux militaires, mais également à la famille. À mes yeux, c’est probablement ce qu’il y a de plus important : aider un militaire dans le besoin. »

Ce soutien transcende tous les groupes religieux, a-t-il ajouté. Y compris toutes les croyances religieuses.

« La majeure partie de notre travail ne réside pas dans la prière », a déclaré le Capt Danziger. « Il s’agit principalement de prendre soin de tous et cela a peu à voir avec la religion. La religion me renseigne sur ce que je fais. C’est la source dans laquelle je puise pour trouver la sagesse pour aider les gens à traverser ce qu’ils vivent. Mais cela n’agit pas de séparateur entre moi et mes collègues. »

Les principales responsabilités d’un aumônier dans les Forces canadiennes sont les suivantes :

Présider des événements spéciaux, des services religieux et des cérémonies.

Conseiller le commandant concernant les problèmes d’accommodement religieux, les dilemmes éthiques, ainsi que les questions morales et éthiques de l’unité.

Assurer une liaison avec des groupes confessionnels civils et des chefs religieux/spirituels.

Aiguiller les militaires vers d’autres fournisseurs de soins comme des travailleurs sociaux, des psychologues ou du personnel médical.

Offrir des soins adaptés à la suite d’un incident grave.

Informer le plus proche parent d’un militaire lorsque la situation l’exige.

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