Célébrer les familles qui servent

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Article / Le 21 juin 2020 / Numéro de projet : 20-0086

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Par Moira Farr, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) — À l’occasion de la fête des Pères, nous mettons en vedette des pères militaires dont les enfants, garçons et filles, ont eux aussi choisi d’entreprendre une carrière militaire.

Comme nous l’avons découvert, la fierté et le respect sont mutuels entre les membres de ces familles.

Voici un hommage à tous les pères de l’Armée canadienne, en remerciement à leur dévouement, à leur service et à l’influence qu’ils ont eus sur la génération suivante.

Le major Roger Pierce et le sous-lieutenant Abbi Pierce

« Je savais au fond de moi, en voyant Abbi grandir, qu’elle allait s’enrôler dans les forces armées. Je ne suis pas du tout surpris et je suis très fier d’elle », explique le major Roger Pierce, 55 ans, officier de la planification à la base des Forces canadiennes (BFC) Kingston, au sujet de sa fille, le sous-lieutenant Abbi Pierce, âgée de 25 ans, qui fait partie de l’Artillerie et travaille à École du Régiment royal de l’Artillerie canadienne - Centre d'instruction au combat (RRAC-CIC) Gagetown.

Si à l’origine elle pensait devenir enseignante, elle a réalisé à l’université qu’elle était attirée par la vie militaire. « Durant ma jeunesse, j’ai toujours admiré mon père. Je me souviens m’être dit "Je vais essayer ça. Je pourrais faire une différence moi aussi.” J’ai été très chanceuse. »

Ce fut un moment de grande fierté pour tous lorsqu’Abbi a été assermentée. C’est avec joie que ses parents se sont rendus à Fredericton pour assister à l’événement.

Le sergent Anthony Kolody et le caporal Jeremy Kolody

Enfant à Kingston (Ontario), le caporal Jeremy Kolody se souvient avoir joué avec les figurines de soldats dans la cour familiale tout en voulant s’enrôler dans l’Armée alorsqu’il n’avait que sept ans. Travaillant maintenant aux Services généraux du Groupe de soutien de la 4e Division du Canada (GS 4 Div CA) à London (Ontario), il se souvient lui aussi que son père, le sergent Anthony Kolody, avait un emploi « mystérieux et magique ». « J’aimais la couleur de son uniforme. Je me souviens d’avoir poli ses bottes pour lui. Je ne me souviens pas d’avoir aussi bien travaillé », dit-il en riant.

« La vie militaire est un appel que l’on reçoit et nous y avons répondu », explique son père Jeremy, qui s’est enrôlé dans la Réserve en 1981 et qui a joint la Force régulière en 1994. Il travaille maintenant à l’Escadron des transmissions du GS 4 Div CA, à Petawawa, en Ontario.

« Mon père donne beaucoup de bons conseils, mais il croit d’abord et avant tout que si vous avez une bonne tête sur les épaules, vous êtes capable de penser par vous-mêmes. Il nous a toujours encouragés à d’abord chercher les réponses par nous-même. »

L’adjudant-chef Chad Lelond et le soldat William Lelond

Cet été, l’adjudant-chef Chad Lelond, du Groupe tactique d’artillerie du 38e Groupe-brigade du Canada, verra son fils William, âgé de 16 ans, quitter la maison familiale de Brandon, au Manitoba, pour aller obtenir sa Qualification militaire de base (QMB) à Winnipeg. « Je suis très heureux », explique l’Adjuc Lelond, 45 ans, qui est militaire depuis 27 ans. « La Réserve a été un excellent choix de carrière pour moi. Ce que je vais dire va sonner un peu ringard, mais la Réserve a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. »

William dit qu’il a toujours voulu s’enrôler. « Tout ce que je faisais c’était observer ce que faisait mon père. »

Chad affirme que William possède un grand nombre de qualités qui l’aideront à bien faire lorsqu’il sera laissé à lui-même et qu’il suivra son entraînement militaire. « Il est assez minutieux. C’est la clé pour travailler dans l’artillerie. »

En termes de conseil à donner à une recrue (en particulier lorsque son père est un adjuc), Chad s’en tient à un conseil tout simple : « Fais ce qu’on te dit de faire et reste à l’écoute de ce qui se passe ».

Le capitaine Serge Masson et le soldat Félix Masson

La tradition militaire a des racines profondes dans la lignée masculine de la famille Masson. Il est également possible de faire quelques observations surprenantes entre les différentes carrières. Le père du capitaine Serge Masson, l’adjudant-maître Joseph Claude Masson, s’est enrôlé dans le Royal 22e Régiment en 1956 et a été affecté au 3e Bataillon. Lorsque Serge s’est enrôlé à son tour, en 1989, il a été lui aussi affecté au 3e Bataillon. Et en 2019, le fils de Serge, Félix Masson, âgé de 19 ans, a suivi les traces de son père et de son grand-père en s’enrôlant dans le même bataillon.

Le Capt Masson et son père ont servi à titre d’adjudant et d’adjudant-maître ainsi que comme sergent-major au Centre d’instruction de la 2e Division du Canada (CI 2 Div CA), dans un intervalle de 23 ans. Serge a même hérité du même numéro de téléphone.

Mais la plus incroyable coïncidence de toutes demeure le fait que l’adjudant-maître Joseph Claude Masson a reçu sa médaille de l’Ordre du mérite militaire à la Citadelle de Québec des mains du gouverneur général Jules Léger en 1978. Quarante-quatre ans plus tard, en 2018, Serge a reçu le même honneur, au même endroit, des mains de la gouverneure générale Julie Payette.

La sœur du Capt Masson, Carole Masson, qui est technicienne en approvisionnement, a elle aussi suivi la tradition familiale, prenant sa retraite après 22 ans de service.

C’est sans surprise, compte tenu de la présence de ces modèles, que Félix se soit enrôlé en octobre 2018. « C’était ce que je voulais faire depuis presque toujours », souligne le soldat Masson. « Mon père n’a jamais réellement insisté pour que je m’enrôle, mais je crois que le fait d’avoir été témoin de ce que font les membres des Forces m’a grandement influencé. »

Bien sûr, une enfance militaire laisse des traces. « L’inspection de ma chambre avait lieu tous les matins », mentionne Félix. Il se souvient également d’avoir été impressionné en regardant son père préparer son équipement avant de partir.

« J’ai appris beaucoup de choses sur la vie militaire en regardant mon père, mais le jour où j’ai été recruté, il a cessé de me dire quoi que ce soit. Il voulait que j’acquière mon expérience comme toutes les autres recrues et que je sois au même niveau que les autres. Je lui suis reconnaissant pour cela. »

Le caporal-chef Byron Hardy et le caporal Andrew Hardy

C’est le caporal Andrew Hardy, un technicien médical de Swan River, au Manitoba, qui s’est enrôlé le premier dans le nouveau Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (GPRC) de Swan Valley, en janvier 2019. Son père, le caporal-chef Byron Hardy, un officier de la GRC à la retraite, s’est pour sa part enrôlé en mai 2019. Comme le fait remarquer en plaisantant l’aîné des Hardy : « Bien que j’aie été assermenté quatre mois après Andrew, mon grade est supérieur au sien. »

Lorsque les Rangers sont venus dans la région pour voir s’il était possible de mettre sur pied une nouvelle unité, les deux Hardy, grands amateurs de plein-air, ont tout naturellement été attirés par cette occasion de faire du bénévolat.

« J’avais 20 ans lorsque je suis arrivé à la GRC et j’aurai 59 ans le mois prochain. J’ai donc travaillé dans ce domaine toute ma vie et, évidemment, Andrew est né et a grandi là-dedans » résume le Cplc Hardy. « On nous a toujours inculqué que servir le pays et la communauté est important; les Rangers correspondent parfaitement à cette idée. »

Le Cpl Hardy se souvient de sa jeunesse en Saskatchewan. Il pensait alors que son père policier avait « l’emploi le cool au monde ». Dès son plus jeune âge, il voulait faire carrière dans les services d’urgence.

« En tant que père, c’est un moment de grande fierté lorsque vous constatez que votre fils est animé non seulement par l’amour des gens, mais qu’il est un excellent technicien médical. Il possède une très bonne réputation dans la communauté », explique le Cplc Hardy.

Aujourd’hui, Andrew a un fils de trois ans à son tour. Ce petit garçon aime beaucoup le chandail rouge vif des Rangers et il a récemment fait une visite à la caserne des pompiers locale avec son grand-père et il a adoré sa visite. Son grand-père est lui-même un pompier volontaire. « Nous verrons ce qu’il décidera de faire », résume le Cplc Hardy. Quoi qu’il décide, il a de nombreux modèles de gens qui ont choisi de servir les autres.

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